PUTAIN DE VIE ! Fabrice Benichou

Fabrice Bénichou nous livre ici le récit d'une vie hors du commun. Celle d'un boxeur qui remporta, de 1988 à 1995, trois couronnes mondiales et cinq européennes avant de se retirer.
Un père extraordinaire, parapsychologue et fakir, une famille qui court le monde, le Mexique, Saint-Domingue, Porto Rico, Israël, Las Vegas... une enfance baignée dans la violence, passée dans les rues au milieu des déshérités, et puis la gloire grâce au noble art, et la chute.
Mais si Fabrice Bénichou est un champion patenté, il est aussi un champion blessé. Kidnappé à trois ans, violé à quatre ans, il a joué à la guerre au Liban à quatorze ans, il a ensuite été artiste de music-hall et de cirque à quinze ans.
Lui qui avait gagné sa place au panthéon des sportifs a vécu une véritable descente aux enfers : misère, drogue, alcool, dépression et humiliation. Il s'est trouvé souvent à terre, mais s'est relevé à chaque fois. La vie est un combat qui se gagne chaque jour. Fabrice Bénichou nous la raconte avec son style étonnant.
Lu en Juin 2008
Vous savez quoi ? J'ai adoré ce livre de mémoires d'un boxeur. Moi qui n'aime pas la violence et ne comprends rien à ce sport...
Depuis quelques temps, je frôlais l'overdose de thrillers ; j'avais besoin de changer de style de lecture. Alors, je me suis jetée sur ce bouquin autobiographique de Fabrice Bénichou que mon mari avait acheté pour son propre compte.
L'ex-boxeur au palmarès impressionnant est un grand cassé de la vie. Dépressif, il a tenu un Journal pour se, et nous raconter cette fichue vie d'enfant de la balle.
Il a ainsi réécrit son CV en flashbacks depuis sa chambre d'un hôtel de passe de Panama où il tentait en 2006 de revenir au premier plan de la boxe mondiale.
Fabrice Bénichou est aussi fier dehors qu'il est fragile au dedans, mais il en est conscient. Alors, il raconte tout, les années d'enfance, l'Amérique latine, Israël, la France, les arnaques, les trahisons amoureuses, amicales et professionnelles, la déprime puis la grosse dépression avec les tentatives d'automédication habituelles : coke, Jack Daniel's, fuite en avant...
C'est écrit sobrement, sans frime ni misérabilisme. On sent qu'il lit beaucoup et sait faire fructifier ce qu'il apprend en autodidacte bien rôdé.
Un seul bémol : la fin trop abrupte d'un récit que j'aurais aimé un peu plus étoffé dans sa dernière partie.
Article ajouté le 2008-06-21 , consulté 159 fois
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